Histoire du Catch

Histoire du Catch et de la Lutte Professionnelle

Le paysage du Catch a beaucoup changé au cours des soixante-dix dernières années. La plupart des gens savent ou devraient savoir que la lutte a son origine dans l’Egypte, la Grèce et la Rome antiques et que sa présence aux Etats-Unis ne date que de la période post-Guerre civile grâce à l’apport des immigrants irlandais et allemands.

Les combats de Catch dans le Vieux continent, forme de lutte gréco-romaine, se tenaient dans les vieux jardins à bière et le but de la lutte était de vendre de la bière. Plus le match durait longtemps, plus on vendait de bière. Le Catch telle que nous le connaissons aujourd’hui a ses origines dans les foires et les spectacles d’athlètes itinérants. C’est de ces spectacles que provient l’expression « rustre local ». Les lutteurs de foire étaient costumés et se voyaient attribués des surnoms. Leur biographie était également arrangée de telle manière que cela puisse être plus attrayant pour les foules. Les lutteurs de foire combattaient tous prétendants et rustres locaux, et si le prétendant local remportait le match, il repartait avec une somme d’argent. Toutefois, comme ils ne voulaient pas perdre d’argent, les lutteurs s’arrangeaient toujours pour que le dénouement du match leur soit favorable. Les locaux pouvaient gagner les matchs de deux manières à l’époque – soit en mettant à terre le lutteur, soit en se maintenant face au lutteur pendant une certaine durée. Si le compétiteur local gagnait la partie, il remportait l’argent.

Les lutteurs étaient divisés en trois catégories à l’époque : les talonneurs (hookers), les tireurs (shooters) et les compagnons (journeymen). Les compagnons étaient des lutteurs débutants prometteurs avec des capacités de lutte limitées mais qui s’appuyaient sur la mise en scène pour atteindre la gloire. Les tireurs étaient des lutteurs avec un vrai talent et participaient à des matchs de compétition. Les talonneurs enfin étaient des lutteurs qui utilisaient des prises et des mouvements interdits pour remporter leurs matchs et épargner l’argent des forains. Il n’était pas rare qu’un forain utilisait quelqu’un pour se cacher derrière un rideau avec une batte, une planche, ou tout autre objet similaire. Si le compétiteur local était en mesure de remporter le duel en se maintenant face au lutteur durant le temps imparti, le lutteur pousserait le compétiteur derrière le rideau de la scène et celui-ci serait frappé à l’arrière de la tête avec un arme de choix, permettant ainsi au lutteur de remporter le match et par là au forain de conserver son argent.

Puis sont arrivés les Barnstormers. Les Barnstomers sont plus ou moins à l’origine du Catch tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Les Barnstormers conspiraient avec les lutteurs locaux pour déterminer l’issue des matchs et escroquer l’auditoire des sommes misées en pariant sur tel ou tel lutteur qu’il pensait gagnant. Contrairement au Catch actuel, la lutte se déroulait dans le plus grand secret et la plupart des termes employés aujourd’hui dans le Catch viennent de cette époque. L’un de ces mots est « Kayfabe ». Kayfabe etait un terme pour garder des secrets attrayant à la lutte. Si deux lutteurs discutaient et qu’un fan était dans les parages, l’un des lutteurs disait « kayfabe » et ils se mettaient alors immédiatement à jouer leur scénario. Ce terme semble trouver son origine au temps ancien des foires. Pour économiser de l’argent, les forains, lorsqu’ils appelaient une opératrice et que celle-ci leur demandait leur nom, disaient qui s’appelaient Kay Fabian, nom de code pour indiquer qu’ils étaient bien arrivés à destination et que tout allait bien. Lorsque l’opératrice demandait au destinataire s’il voualait prendre un appel dudit Kay Fabian, celui-ci comprenant le nom de code, refusait l’appel, ne payait pas la communication et raccrochait le téléphone.

Le Catch a fait beaucoup de chemin depuis lors du point de vue de la mise en scène mais sur d’autres aspects, il n’a pas bougé d’un iota.

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